05/06/2008

BORDJ EL BAHRI ENTRE BÉTON, ÉGOUTS, IMMONDICES, ROUTES CABOSSÉES ET GABEGIE…Ce qui reste du Cap!

05 juin 2008 > le courrier d'Algérie
A Bordj El Bahri, commune située sur le littoral est algérois une charmante plage appelée autrefois La Promenade, plus connue actuellement sous l'appellation de La Cigogne, connaît une pollution des plus dramatiques. En effet, accueillant chaque année bon nombre d'estivants, dont la majorité n'est pas au courant que des eaux usées y sont déversées en permanence, elle se retrouve confrontée à une situation dramatique, à savoir le risque de maladies auquel sont confrontés les habitués des lieux. Cela est d'autant plus déroutant de voir cette situation perdurer au vu et au su des autorités locales, lorsque l'on voit qu'un port de plaisance, construit à quelques encablures de cette plage, est actuellement à l'arrêt pour des raisons qui ne nous ont pas été dévoilées. Pour rappel, ce port de plaisance, construit avec les débris du séisme de 2003, a été lancé sans aucune étude préalable de faisabilité, ce qui a contribué manifestement à la pollution de cette plage et le déséquilibre de son écosystème. Aujourd'hui, nous assistons à une catastrophe écologique des plus inquiétantes qui fait que la vie sousmarine de cette zone est mise en péril, avec comme première conséquence la disparition des posidonies - des plantes aquatiques qui vivent sous l'eau de mer - de l'environnement marin. En vérité, c'est écoeurant de voir ceux-ci jouer dans les eaux boueuses et se baigner dans une plage polluée. Le comble de cette histoire, c'est que les autorités locales viennent d'installer une plaque à l'entrée de la plage qui indique : «Baignade autorisée, eau de mer régulièrement contrôlée». A vrai dire, c'est une contradiction qui saute aux yeux.

Des eaux usées déversées à la mer
A 10 m de cette plaque qui affiche qu'il s'agit d'une plage non polluée, une buse d'égout débouche carrément dans la mer et de laquelle sont rejetées les eaux usées. Toutefois, les riverains de cette commune ne savent plus si c'est une blague ou simplement si on se moque d'eux ! «Arrêtons le massacre !», dénonce un citoyen, pour ensuite enchaîner : « Cette plage est complètement polluée, et nous nous demandons comment ces responsables osent y ériger une plaque autorisant la baignade. Nos enfants sont aujourd'hui confrontés à des maladies infectieuses et contagieuses. Je ne sais pas si les autorités locales sont conscientes des risques ou les passent sous silence. De toute manière, ce laxisme ne saura prouver le contraire ».

Cette décharge anarchique…
C'est à l'image de la commune ! Aujourd'hui c'est tout le monde qui en parle et en a tellement parlé qu'avec le temps les gens ont fini par accepter la réalité, et ce genre de situation négative fait dorénavant partie du décor. Cette décharge anarchique, installée auprès d'un bidonville situé derrière les chalets des ondines pollue l'environnement et infecte les lieux. Les odeurs fétides que dégagent ces ordures à longueur d'année fait fuir même les rats. Pourtant, depuis l'apparition de cette décharge qui provoque des nuisances, nul n'a réagi et aucune réaction de la part des autorités locales n'est à signaler.A savoir que cette décharge à ciel ouvert souille l'environnement de la commune et nuit énormément à sa réputation. D'ailleurs, cette décharge est une parmi tant d'autres comme celle qui se situe au niveau des chalets mentionnés plus haut, celle du quartier l'Abattoir (ex-Coco-Plage), celle du quartier La Terre familiale, plus exactement à proximité du centre équestre… Sans parler des petites décharges çà et là, comme celle qui se situe entre le centre culturel de la commune et le CEM-Djebel Ouencharis, celle qui se situe au niveau du lycée, derrière le stade communal… partout les ordures et les décharges sont à l'abandon. Toutefois, la décharge en question (voir photo), contrairement aux autres, représente un double danger pour les enfants déshérités habitant alentour qui la fréquentent en permanence, pour récupérer divers déchets à revendre. Ils font le tri en dépit des dangers inhérents aux microbes virulents qui végètent dans ce foyer d'immondices. D'autre part, son existence au milieu d'un espace vert et près d'une forêt, bien qu'en voie de déliquescence, multiplie les risques et défigure l'environnement. Avant qu'il ne soit trop tard, et au nom de cette journée de l'environnement, intervenons pour l'amour de notre Terre !

Le réseau routier en piteux état
Au cours la réunion qui s'est tenue dans le cadre du co-ville au centre culturel de Bordj El Bahri, en présence du wali délégué de Dar El Beida, le premier responsable de la commune et les différents membres de l'APC, représentant de la direction des travaux publics a annoncé le chiffre de 41 milliards de centimes qui ont été déployés pour la réalisation et le bitumage des routes, depuis 2004. Une information qui a étonné bon nombre de présents dans la salle. D'ailleurs, pendant plusieurs jours et jusqu'à présent on ne parle que de cela. «L'état de nos routes est si catastrophique que celui qui achète un véhicule neuf, fait irrémédiablement appel à un mécanicien dans les six premiers mois. Je ne vois pas de quelles routes bitumées avec 41 milliards de centimes dont parle le représentant de la DTP il s’agit ». A vrai dire, la situation des routes de cette localité est tellement catastrophique qu'il suffit qu'il pleuve pour que la boue et l'eau engendrent leur impraticabilité. D'ailleurs, lors des intempéries de novembre 2007, la ville a été inondée. Ce fût une catastrophe, un déluge. Actuellement, les nids-de-poule et les ornières prédominent partout. Si l'on en évite un, on tombe sur dix autres. C'est suite à cette situation que les citoyens de Bordj El Bahri se disent déçus comparativement au budget annoncé. C'est ce qui a d'ailleurs révolté un citoyen : « Ma foi, avec une somme pareille, on aurait pu réaliser mieux que cela».

Le béton fait sa loi
« On ne peut pas faire d'un âne un cheval de course ! » Dans cette commune à caractère agricole, maritime et touristique, on n'arrête pas d'offenser la nature. Déjà que dans cette ville où le béton et toutes sortes de constructions anarchiques ont pris une large extension sur les espaces verts, forêts et terres agricoles, rajoutant à cela le grand exode qui s'est installé ces dernières années d'où la majorité venue en quête de lopins de terres et bidonvilles, enfin l'on voit arriver un projet de 1000 logements, pour mettre KO à jamais cette commune. Qui dit mille logement dit mille familles, mille voitures, dix mille sacs-poubelle par jour… Déjà qu'avec le nombre actuel de citoyens on n'arrive pas à gérer les situations, l'on se demande bien comment on fera une fois ce projet achevé. A savoir que la commune ne dispose que de deux dispensaires, un lycée, deux CEM et quelques écoles primaires. Les classes sont déjà surchargées, quelques établissements comptent plus de cinquante élèves par classe, pour passer une visite à l'infirmerie, il faut patienter souvent une demi-journée… La question se pose d'elle-même, comment accueille-t-on ces milliers d'âmes ? Encore, selon des sources proches, il est prévu d'éradiquer une forêt d'Eucalyptus pour mettre en place un stade de foot de 100m, tout juste derrière ces 1000 logements. Déjà que les espaces verts sont en voie de disparition dans cette localité, tout ce qu'on a trouvé de mieux à faire c’est d'abattre toute une forêt. Sachant que c'est la seule qui survit en plus d'une autre qui est en train de subir le même sort. Aujourd'hui les citoyens de Bordj El Bahri tirent la sonnette d'alarme et revendiquent une intervention dans l'immédiat des autorités compétentes en la matière avant qu'il ne soit trop tard. Les dégâts seraient irrémédiables pour la santé des citoyens et l'environnement.

Par Mehdi Mehenni

7 commentaires:

alain duCap a dit…

malheureusement, la pollution est partout, autrefois, mon père attrapait des poulpes, péchait des rascasses pour la soupe de poissons et les enfants ramassaient des clovisses avec un filet et des oursins avec une fourchette...

Anonyme a dit…

salut alain c est vrai j'atteste

Anonyme a dit…

Bordj El Bahri était une place extraordinaire mais malheureusement, elle est devennue très salle et tout le monde l'appelle 'la pollution' mais ce n'estpas vrai, on trouve jamais un endrois qu'on peut rester laba en fotme sans sentir les odeures de poubelles

Anonyme a dit…

trop salle

zolla a dit…

CUIR77@GMAIL.COM
LA PEROUSE ...TJRS LA PEROUSE POUR MOI...
BIEN SURE AUSSI EL BOUNTA ...
il ne reste qu'un souvenir ....les ecriteaux
des gares dE CAP MATIFOU et QUATRE CHEMINS ..JE LES VOIS TOUS LES JOURS ET CELA DEPUIS PLUS DE 50 ANS ..CELLE DE FORT DE L4EAU AUSSI ...PAR CONTRE CELLE DE LA GARE BENI MERED A DISPARU..JE LA VOIYAIS QUANT JE REVENAIS DU C E M BEN BADIS DE FORT DE L EAU ...

Anonyme a dit…

salut
j'habite a la nouvelle cité cosider, pres de la nouvelle salle de sport, je voudrais parler de la decharge qui se trouve juste a coté de cette cité, c'est une vraie catastrophe ecologique, un vraie massacre,,

Anonyme a dit…

et qu'est-ce que vous faites pour lutter contre cette décharge, les comités de quartiers à a vous dit qq chose