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16/04/2011

UN PLAN DE SAUVEGARDE POUR TAMENTFOUST: La wilaya ambitionne d'en faire un site touristique.


28/06/2010 >> Le Temps d'Algérie
Après avoir doté la Casbah d'un plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur, la direction de la culture de la wilaya se tourne vers la ville antique de Tamentefoust (commune d'El Marsa), qui s'étend sur 9,5 ha. Les autorités comptent faire de cette cité, abandonnée aux actes de vandalisme et à l'extension urbaine, un site touristique, d'autant plus qu'elle dispose d'un petit port de pêche et de plaisance très fréquenté durant la saison estivale.
La wilaya tente de sauvegarder ce qui reste de la ville antique Rusgunia, actuellement Tamentefoust. En fait, les membres de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), réunis en session ordinaire le 23 juin, ont approuvé la démarche de l'exécutif qui compte élaborer un «plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur» du site, comme cela a été le cas pour La Casbah.

10/08/2009

Les ruines de Tamentfoust livrées à la dégradation

28-07-2009 >> El Watan
Les travaux d’aménagement destinés à la protection des sites archéologiques de Tamentfoust (El Marsa), n’ont, à ce jour, pas été lancés et la dégradation de ces vestiges a atteint entre- temps un degré alarmant.
Selon les responsables de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (Ongebcp), il a été décidé l’année dernière d’amorcer une opération d’envergure en vue de réhabiliter et de protéger définitivement les sites archéologique de Tamentfoust. Depuis, rien de concret n’a été fait. Les travaux devaient consister une première phase en vu nettoyage qui toucherait tous les sites archéologiques se trouvant à Tamentfoust, pour procéder ensuite à la construction d’une clôture qui protégera en particulier des ruines se trouvant à l’entrée de la ville et ce, contre les actes de pillage et de dégradation. A cela
devait s’ajouter l’installation d’une loge pour les gardiens et une signalisation appropriée qui indiquera l’histoire de ces ruines pour les visiteurs. Ce programme ambitieux est resté dans les tiroirs de l’administration et n’a jamais été mis en œuvre, laissant ainsi libre cours aux pilleurs de tout acabit qui s’adonnent toujours à leur sinistre besogne, faute d’une protection efficace. Hormis la réhabilitation du fort turc, aucune autre prise en charge pour le reste des vestiges archéologiques n’est à signaler.

Les dernières fouilles qui avaient été entreprises au niveau de la localité par une équipe de chercheurs français, durant les années soixante, ont mis au jour, entre autres, une basilique chrétienne datant de la fin du IIIe siècle après J-C, mais depuis, rien n’a été entrepris pour sauvegarder cette découverte. Cette situation s’avère en somme le résultat d’un laisser-aller évident, qui se traduit également par l’avancée fulgurante du béton aux dépens de ces ruines qui, en théorie et selon la réglementation en vigueur, devraient être protégées par un périmètre de sécurité non constructible qui est de l’ordre de 200 mètres. Le constat au niveau de la localité révèle paradoxalement une situation tout autre, car les sites sont pratiquement tous ceints de nouvelles constructions qui enlaidissent d’ailleurs tout l’environnement. L’antique Rusguniae, qui fut naguère la sœur jumelle d’Icosium, interpelle la conscience des responsables sur la nécessité de reprendre les choses en main afin de sauver ce qui reste encore à sauver, notamment des thermes, des maisons romaines et des lieux de culte qui remontent à l’époque phénicienne. Aujourd’hui, bien que la ville de Tamentfoust ait perdu sa réputation d’un des principaux endroits historiques et culturels de la région, elle n’a pas perdu pour autant sa beauté et reste incontestablement l’une des plus belles villes de l’Algérois. La revalorisation de ses sites historiques pourrait la hisser encore au rang de pôle touristique régional.

Par Saci Kheireddine

04/07/2009

Ecole supérieure navale de Tamentfoust: 171 officiers de la marine promus

24/06/2009 >> L'Expression
Renommée par la qualité de ses programmes, l’Ecole supérieure navale est une référence dans l’encadrement des forces navales.

La Marine algérienne reconstitue ses effectifs. De nombreux officiers spécialisés dans différentes divisions rejoignent les rangs des forces navales. Trois sorties de promotions, composées de 171 officiers, ont eu lieu hier, à l’Ecole supérieure navale de Tamentfoust. Il s’agit de la 17e promotion des officiers de commandement et d’état- major et de celle des officiers de maîtrise ainsi que la 24e promotion formation fondamentale obtenant le diplôme des études universitaire appliquées dans la science de la navigation maritime.

La cérémonie s’est déroulée en présence du commandant des forces navales, le général Malek Necib, et de plusieurs hauts responsables du corps militaire, ainsi que du commandant de l’Académie navale d’Abou Dhabi et des représentants d’autres pays. Comme le stipule la tradition, la cérémonie a été entamée par une visite des troupes par le premier responsable de la marine. Avant la remise des prix, le directeur de l’Ecole supérieure navale a prononcé une allocution dans laquelle il a mis en exergue les progrès enregistrés dans le programme de formation.
«L’Ecole a connu une évolution importante dans le cycle de formation et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information», a-t-il affirmé. Avant d’ajouter: «Le défi de protéger le pays de toute menace nous impose de développer et de moderniser constamment nos moyens et nos programmes.» En plus de la partie théorique, les officiers ont reçu un encadrement militaire et scientifique enrichi par des sorties sur terrain.
Avec ce niveau d’instruction, les officiers sont prêts à exercer leur mission sur le terrain. Le directeur de l’école a appelé, en dernier, les officiers à prêter serment en réaffirmant leur engagement à servir le pays et veiller à sa protection. La promotion a été baptisée sous le nom du chahid Nacer Bouchareb tombé au champ d’honneur en 1957.
La cérémonie a été clôturée par la remise des prix aux lauréats des promotions et un défilé. Vêtus tous en uniforme blanc marin, les officiers ont présenté un spectacle formidable sous les rythmes militaires. Une galerie de photos illustrant l’histoire de la Marine algérienne a été présentée par l’école. Voulant tirer profit de cette manifestation et faire connaître son parcours, l’école a également organisé une visite guidée à l’exposition d’art maritime et moyens pédagogiques du bloc instruction.
Renommée par la qualité de ses programmes et son niveau d’instruction, l’Ecole supérieure navale est une véritable base de référence dans l’encadrement des forces navales.

Nadia BENAKLI

03/07/2009

Méditerranée en Danger: Pour une mer sans déchets !


Depuis sa création en 2004, l’association Participe Futur travaille sur la problématique des « macro-déchets1 », cette pollution croissante qui défigure les paysages marins et côtiers et empoisonne la vie marine. Lors d’une mission en Méditerranée en 2006, l’association a recensé pas moins de 60 000 déchets flottants au km2 dans la zone même du Sanctuaire Pelagos pour la protection des mammifères marins ! Dans tous les océans du monde, le volume estimé de déchets en plastique dépasse les 100 millions de tonnes. On estime à plus de trois milliards le nombre de déchets en Méditerranée, avec une proportion de plus de 80% de déchets en plastique.

La Méditerranée est l’une des mers les plus polluées au monde ! Les déchets de toutes sortes (les plastiques et morceaux de polystyrène en particulier) sont une réelle menace pour les cétacés, les oiseaux de mer et les tortues qui les ingèrent par erreur et meurent d’étouffement, de blessures ou de faim. Une fois fragmenté, le plastique est d’autre part confondu avec le zooplancton par les organismes qui s’en nourrissent. Même lorsqu’il est sous forme microscopique, le plastique capte les polluants chimiques présents en mer réduisant les capacités de reproduction et immunitaires des animaux après ingestion.

Face à cette urgence écologique, les aspects essentiels du projet Méditerranée en Danger, à la fois comme objectif transversal et comme objectif spécifique vont contribuer à estimer cet impact environnemental et permettre d’argumenter et d’alerter les élus, les pouvoirs publics, les médias et le grand public sur la problématique du traitement des déchets. A terme, les effets dévastateurs liés au plastique sont susceptibles de s’observer non plus à l’échelle du simple individu, mais à celle des populations.

>> Association Participe Futur

Méditerranée en Danger!!!


On estime à plus de trois milliards le nombre de déchets en Méditerranée, plus de 80% de ces déchets sont plastiques!

22/06/2009

Tamentfoust «ex-La Pérouse» (El Marsa): Une pollution qui dépasse les bornes !

07/03/2009 >> Le Courrier d'Algérie
Par définition, la pollution d’origine humaine, dite «anthropique » est une diffusion directe ou indirecte de substances ou d’énergie polluantes dans l’environnement.
Au-delà d’un certain seuil, ce phénomène ou élément perturbateur d’un équilibre établi, peut développer des impacts négatifs sur tout l’écosystème et l’environnement en général. Aquelques 25 Km de la capitale, au lieu dit Tamentfoust (ex la Pérouse), dans la commune d’El Marsa, un patrimoine maritime d’une valeur incontestable est en phase de dégradation avancée.
C’est un véritable dommage et crime contre la nature ! A partir du cap de Tamentfoust qui constitue la pointe de la baie d’Alger en se dirigeant vers le côté sud de la ville, cinq Plages qui s’allongent entre le vieux port et la somptueuse falaise dite « Sidi El Hadj », subissent une déchéance dépassant toutes les bornes.

Des centaines de bouteilles en plastique, de pneus, de sachets et de toutes sortes d’ordures et d’immondices emplissent la côte. La pollution fait rage ! A chaque fois que les vents dominant frappent à partir de l’ouest, la mer rejette des détritus de tout genre, qui proviennent le plus souvent de oued El Harrach ou de oued El Hamiz.

Comme l’indique notre photo, plusieurs corps de chèvres et de brebis pourris ont été vomis par la mer durant la dernière semaine du mois écoulée. Non seulement cette image atroce agresse les yeux mais encore les odeurs que dégagent ces corps gâtés infectent les lieux. Il est absolument impossible de se tenir cinq minutes debout au bord de la mer.

Il est aussi essentiel de signaler que le problème des eaux usées constitue toujours un véritable handicap pour ces somptueuses plages.

Un nombre important de conduites d’égouts de certaines demeures déversent carrément dans la mer. Alors que d’autres locataires qui disposent de piscines chez eux, recours à la même pratique en les vidant dans la mer. L’eau des piscines qui contient du chlore, a pratiquement les mêmes effets que les eaux usées.

Ces nutriments favorisent la prolifération et la décomposition rapide des algues et de la flore sous marine en général. L’eau privée d’oxygène tue les poissons et autres formes de vie marine. En bas de la falaise de Sidi El hadj, déjà citée plus haut, deux sources naturelles d’eau douce gratifient la plage. Après une journée de baignade les estivants prennent généralement leur douche dans ces deux sources.

Aujourd’hui, ces deux dernières sont enfouillent par des débris de tout genre jetés par des riverains, qui préfèrent lancer leurs saletés dans la mer, au lieu de louer un camion au coût de 500 DA maximum, et aller les larguer dans des endroits appropriés. De l’autre côté de la baie, au flanc nord-ouest de la ville, une cascade de rêve donne sur une plage poissonneuse et sauvage.

Le paysage de cette plage est tellement structuré par la magnificence divine que l’oeil humain ne peut apercevoir ou distinguer toute sa beauté. A la contemplation de ce panorama le regard s’affaibli face à la somptuosité que dégage la nature.

Ce petit coin paradisiaque s’appel la Carrière. C’est aussi un site archéologique qui date de l’époque romaine sur lequel on a bâti à partir des années 1990, plus de six cents villas et des bidonvilles de taille. Le comble de cette histoire, c’est que toute ces battisses, déversent leurs eaux usées dans cette plage. Pour cause, depuis quelques années, le poisson se fait de plus en plus rare.

Aujourd’hui on peut même dire qu’il ne reste plus de poisson dans cette zone ! Mais il s’agit là des plus charmantes localités de l’Algérois et ses environs. Les plages et le paysage d’El Marsa ou de Tamentfoust constituent des atouts touristiques porteurs et rares.

De par son patrimoine archéologique, culturel et historique, (il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une ville de l’époque romaine « Rusguniae »), doublé par un potentiel naturel, cette ville peut devenir une destination de choix. Mais faute de bon sens et de juste évaluation, la pollution l’emporte et une catastrophe écologique est pour bientôt, si ce n’est déjà…

Mehdi Mehenni

Gestion de la saison estivale à El Marsa: Les plages de Tamentfoust squattées

17/06/2009 >> El Watan
Le squat des plages continue ; la tendance cette année n’a guère changé. A Tamentfoust, sur le littoral est de la capitale, un certain nombre de jeunes, toujours les mêmes à chaque saison estivale, accapare la gestion des plages comme bon leur semble.Le site qui est partagé en deux emplacements, la plage est et ouest, semble échapper au contrôle des autorités qui sont chargées de veiller au respect de la réglementation en vigueur qui concerne la gratuité des plages. Dès que les estivants entament la descente qui mène au port de plaisance, ils sont interpellés par des jeunes qui leur demandent de s’acquitter des frais de stationnement sur les deux bords de la route qui longent la première plage. Celle-ci donne l’apparence, à première vue, d’un échiquier, tant le partage en parcelles d’exploitation est visible de manière ostensible. En somme, on peut distinguer, par la couleur des parasols, cinq parties, chacune d’elles est délimitée par des cordes. « A partir du moment où l’on est sommé de payer pour s’asseoir sur le sable, la plage n’est plus gratuite », nous confie un père de famille. Les gestionnaires autoproclamés de la plage ont fixé des tarifs qui varient entre 150 et 200 DA la place. Ceux qui voudraient s’installer dans ce périmètre sans en payer les frais, sont sommés immédiatement de quitter les lieux sous peine de se faire déloger de force.

En poursuivant le même itinéraire qui aboutit à la plage ouest, ce sont les agents de l’EGCTU, à qui on a confié la gestion du parking, qui vous réclament 50 DA en guise de frais de stationnement uniquement, puisqu’il est clairement signifié au verso du ticket que l’institution n’assure pas le gardiennage. « Si l’EGCTU n’assure pas le gardiennage des véhicules, elle fait quoi alors ? », s’indigne un estivant. En effet, pour se garer convenablement et selon les règles du créneau conventionnel, es gens n’ont pas besoin de payer, car ils savent le faire seuls et qui plus est gratuitement. Quant à la plage, qui est complètement cachée derrière les restaurants, on n’y accède que par un chemin d’à peine un mètre de large. Le même constat est cependant à déplorer au niveau de cette plage qui est soumise, elle aussi, au diktat des tenanciers illicites. En somme, sous le couvert de location de parasols, les jeunes accaparent des parties entières des plages et s’érigent en maîtres des lieux. « Cela fait plusieurs jours que les agents de l’APPL chargé du nettoiement de la plage ne sont pas venus, nous nettoyons nous-mêmes la plage, et en contrepartie, nous demandons notre dû aux estivants », argumente un jeune squatteur de la plage. Les autorités locales connaissent pourtant cette situation qui prévaut à Tamentfoust, mais ne daignent pas réagir. « Ces jeunes désœuvrés exploitent les plages de Tamentfoust depuis une quinzaine d’années, nous sommes en train d’essayer de régler ce problème sans trop bousculer les choses », nous confie le président de l’APC, Abid Khaled.

Par K. Saci

21/06/2009

Ouverture de la saison estivale 2009: La concession des plages est désormais interdite

10-06-2009 >> Liberté
Etendant sur une distance de 97,5 km, de l’oued Mazafran à l’Ouest à l’oued Réghaïa à l’Est, le littoral algérois est composé de grandes plages situées à Zéralda, Staouéli, Bordj El-Kiffan, Aïn Taya, Herraoua, Réghaïa, et de moyennes et petites plages ainsi que des criques.
Il compte environ 83 plages dont 54 sont autorisées cette année à la baignade, soit six de plus par rapport à l’année dernière, incluant Djamila Beach, dans la commune de Aïn Bénian, aménagée en extension du port de plaisance de la magnifique La Madrague.
Pour le non averti, préparer la saison estivale se limite à quelques semaines consacrées au nettoiement des plages et au badigeonnage des petites infrastructures servant à la surveillance des baigneurs. Pourtant, la réalité est tout autre.

Le DG de l’Agence pour la promotion et la protection du littoral (APPL), Saïd Kochaïda, avec qui nous avons effectué une virée à travers les différentes plages de l’Algérois, autorisées cette année au public, précise que la mission de cet établissement s’étale sur toute l’année.

Il faut savoir dans ce sens qu’avant d’arrêter la liste des plages à mettre à la disposition du public et celles à interdire, la wilaya fait procéder d’une manière contradictoire à des analyses des eaux de baignade au niveau de l’Institut Pasteur pour les prélèvements effectués par l’APPL et l’établissement chargé de l’hygiène urbaine (HURBAL) pour ceux acheminés par les bureaux communaux d’hygiène.

Contrôle régulier de la qualité des eaux
À ce titre, plus de 550 échantillons, répartis en quatre campagnes, ont subi des analyses bactériologiques à ce jour par l’Institut Pasteur pour le compte de l’APPL.

De plus cette dernière prend en charge pour le compte de la wilaya, le contrôle régulier de la qualité des eaux de 15 piscines ouvertes au public par le biais d’analyses bactériologiques hebdomadaires auprès de l’Institut Pasteur. L’APPL possède une banque de données relatives à la qualité bactériologique et physico-chimique des eaux de baignade de toutes les plages de la wilaya sur la période de 1999 à 2009.

Cet établissement a en charge d’autres missions axées autour de l’identification et du suivi des sources de pollution ainsi que la surveillance de la qualité du milieu marin côtier.

Pour cela, il y a mise en place et actualisation périodique d’une banque de données relatives aux rejets des unités industrielles de la wilaya, appuyées par des visites sur sites. À ce jour, 834 unités ont été visitées ayant conduit à 591 questionnaires dont les données sont enregistrées dans la banque en question.

De même que des analyses sont effectuées tous les quatre ans concernant la pollution par les métaux lourds, les hydrocarbures et les organochlorés avec la collaboration de l’Ismal. Ces analyses portent sur les 17 stations réparties sur tout le littoral, avec 2 à 3 points de prélèvement par station.

En plus du suivi de la qualité bactériologique des eaux de baignade, l’APPL a mis en place depuis 2006, quatre réseaux de surveillance environnementaux et un Système d’information géographique (SIG).

L’érosion côtière : le réseau couvre l’ensemble des plages sableuses de la wilaya d’Alger et permet de donner le niveau précis du recul des plages depuis 1956, le suivi du phénomène de phytoplancton toxique ou eaux colorées au niveau des stations représentatives de la wilaya.

Il faut savoir à ce sujet que ce phénomène est cycliquement observé ces dernières années sur le littoral algérois, particulièrement dans la partie est de la wilaya. Cette surveillance est très importante pour la consommation des produits de la mer.

Ainsi, il a été observé le 03 du mois dernier, au niveau des plages Eden à Bologhine et El-Kettani à Bab El-Oued lors de “prélèvements effectués par l’APPL et analysés par l’Ismal, qui ont fait ressortir que l’espèce est Noctiluca Scintillans, un dinoflagellé prédateur non photosynthétique qui est à l’origine d’eaux colorées en rouge orangé et synthétique. C’est une espèce cosmopolite.

Les blooms qui sont des proliférations cellulaires importantes sont souvent de l’ordre de plusieurs millions de cellules par litre. Les blooms des plages Eden et El-Kettani sont monospécifiques. Cette espèce n’est pas toxique pour l’homme.

Il est à signaler que la coloration a disparu le lendemain”, explique le DG de l’APPL. Le troisième réseau concerne l’évaluation de la pollution marine et son suivi par l’utilisation d’indicateurs de pollution appelés biomarqueurs, et enfin le quatrième réseau de suivi des herbiers de Posidonie indispensables à l’activité biologique et au maintien des stocks de poissons de la wilaya.

Pour ce qui est du Sig, ce système mis en place depuis trois ans permet de disposer de l’information cartographique concernant les occupations et les usages qui sont faits de la zone côtière.

Cet instrument permet le suivi, l’évolution et la planification de cette zone sensible et fragile.
Pour la saison 2009, la wilaya met à la disposition du public 54 plages, soit six de plus par rapport à l’année dernière.

Les nouvelles plages sont La Poudrière et l’Eden à Bologhine, de longueurs respectives de 100 et 150m, Casino et Plage artificielle à Aïn Benian de longueurs respectives de 33 et 150 m, Belvédère à Hammamet d’une longueur de 110m et La Grande Vigie à Raïs Hamidou d’une longueur de 140m.

Gare aux pollueurs !
Cependant, comme le fait remarquer notre interlocuteur, les efforts entrepris par les différents services de la wilaya risquent de s’avérer vains devant l’obstination de ceux qui sont souvent à l’origine de la pollution de ces lieux de détente pour les Algérois et Dieu sait combien il en manque dans la capitale.

Nous avons pu constater au cours de notre visite que certaines plages, bien qu’ayant bénéficié d’une soigneuse toilette, seront boudées par les amateurs de la Grande bleue.

La cause trouve malheureusement son origine du fait d’une pollution manifeste tel le cas de la plage La Fayette à Hammamet dans laquelle sont déversés les rejets de l’hôpital de Baïnem. Une catastrophe écologique est en train de se produire à cet endroit habité par plusieurs familles. Des associations n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme sur cette situation impliquant un établissement hospitalier de surcroît.

La section environnement de la gendarmerie nationale avait de son côté alerté les autorités locales sur la question, appuyant leur préoccupation par des analyses avérées plus qu’inquiétantes.

Et la question qui reste posée est de savoir si les responsables du secteur concerné ont pris réellement conscience de la gravité du sujet ? En attendant une réaction de ce côté, les résidents eux n’ont qu’à subir les conséquences.

Et il peut arriver aussi que la source de pollution provienne des citoyens comme c’est le cas pour les plages Deux Chameaux, Coco Plage ou encore la plage le Belvédère où les habitants des lieux ont carrément fermé l’accès à cette petite baie par toutes sortes d’obstacles y compris par des montagnes de détritus et immondices abritant une espèce de rats devant lesquels chiens et chats ont fini par leur céder le terrain. Il y a lieu de savoir enfin que cette année, 29 plages sont interdites à la baignade pour cause de pollution.

Ces plages sont Champs de tir à Zéralda, El Bahdja et l’Îlot à Aïn Bénian, La Fayette et Campino à Hammamet, Club Nautique et Rascasse à Raïs Hamidou, Deux Chameaux et l’Olivier à Bologhine, Kaa Sour à La Casbah, les Sablettes à Belouizdad, Piquet Blanc à Hussein Dey, Lido à Mohammadia, Stamboul à Bordj El Kiffan et Coco Plage à Bordj El Bahri.

Toute forme d’appropriation des espaces est interdite
Après avoir identifié l’ensemble des contraintes pour garantir un bon déroulement de la saison estivale 2009, des actions ont été menées par les directions de la wilaya comme la DTP, DHW, environnement, ainsi que les EPIC Asrout, Hurbal, Netcom, Erma, Egctu, Edeval, Mcu et les APC : du curage des fosses, aménagement des parkings, goudronnage de certains accès, éclairage renforcé, dotation de sanisettes et de douches, installation de cabines pour la Protection civile et la gendarmerie, en passant par la plantation d’espèces fixatrices de sable et débroussaillage.

Fait marquant cette année, la wilaya tient encore une fois à rappeler que la concession des plages et toute forme d’appropriation des espaces sont interdites. Le DG de l’APPL explique dans ce sens que la location de matériel de plage (parasols, chaises, transats, etc.…) est toutefois autorisée à condition de respecter les règles retenues dans ce cadre, à savoir ne pas accaparer d’espaces et ne pas provoquer de gênes et désagréments au public.

Les citoyens pour leur part ne doivent pas céder devant l’intimidation de ceux qui usent parfois de moyens forts pour s’imposer. La plage est un lieu public et ne peut être en aucun cas approprié par qui que ce soit. Devant les récalcitrants, il y a lieu de faire appel aux forces de l’ordre.

Il est regrettable de constater que ces récalcitrants jouissent souvent de la complicité des élus jouant du “social” au détriment des vacanciers n’ayant d’autre solution que d’abouler un billet ou deux pour éviter une inévitable dégénérescence.

L’arrêté du SG de la wilaya d’Alger est assez explicite pour ce qui concerne le ski nautique avec utilisation de moyens motorisés à moins de 100 mètres du bord, de même que les embarcations et le matériel marin ne peuvent être laissés sur le bord de la plage ni sur les lieux réservés aux estivants.

Voilà qui est bien clair. En attendant l’entrée en vigueur du Plan Delphine, bonne trempette à tous et à toutes.

Ali Farès

Squattées et polluées, les plages d’Alger souffrent de leur surexploitation: Pleure, ô mon littoral bien-aimé

18-06-2009 >> La Tribune
Il y a quelques dizaines années encore, il émanait de la côte algéroise, qui s’étend de l’oued Mazafran à l’oued Réghaïa, soit un itinéraire côtier de près de 97 km, avec ses plages de sable fin, ses criques rocheuses et ses ports de plaisance pittoresques, une atmosphère romantique, pleine d’aventure et d’intrigues, qui réjouissait les estivants et faisait rêver les poètes. Ceux qui l’ont connue, fréquentée, ont foulé son sable fin, marché sur sa jetée, plongé dans son eau, découvert son rivage, capricieusement festonné, creusé de criques et d’anses, en parlent toujours avec amour, une pointe de nostalgie et, parfois, avec un grand pincement au cœur.
Qui ne se souvient de Club nautique, cette magnifique plage de Rais Hamidou séparée par un simple escalier de Rascasse voisine de la mythique Franco (la Pointe). Cette baie qui fait face àun petit îlot a bercé l’enfance de Jean Sénac, lequel tissait ses vers sur sa falaise et rêvait la nuit dans ses cabanons. Elle enchantait l’inspecteur Tahar, Sid-Ali Kouiret, Roger Hanin, et de nombreuses autres célébrités. Artistes, sportifs et commun des mortels venaient régulièrement admirer les eaux limpides et azurées de ce véritable coin de paradis choyé par un soleil étincelant. Mais, aujourd’hui, les plages Club nautique et Rascasse, séparées à l’origine par les fameux piliers de l’ex-voie ferrée, sont interdites à la baignade, parce que la pollution et l’incivisme des riverains les ont transformées en une décharge à ciel ouvert. La première est souillée par des eaux usées des rivières, naguère pures, descendant des monts de Bouzaréah et la deuxième par des déchets de la cimenterie de la Pointe. Les rejets de cette dernière ont fait de la mer un immonde grand bassin blanchâtre à l’heure même où sa cheminée ne cesse d’expectorer un nuage de poussière qui lézarde le ciel, non sans s’agglutiner, au gré des vents, sur la toiture et les parois des coquettes demeures coloniales. Certes, ces deux plages sont faiblement fréquentées par les baigneurs. Mais, elles ne sont guère désertes.
«L’eau n’est pas propre ici. On le sait. La plage est polluée, on le sait aussi. Mais, on est amoureux de cette plage et on ne l’abandonnera pas même si on nous proposait tout l’or du monde», nous dit Dido Abdelkhader, le torse et le visage brunis par le soleil, un habitué du coin et un enfant de Rais Hamidou. Notre interlocuteur oriente notre regard en pointant un index sur une rigole d’eau blanchâtre provenant de la cimenterie. L’eau des rivages de la plage est de la même couleur et s’étend sur plusieurs mètres de large le long de la plage et par certains endroits elle flirte carrément avec le petit îlot, témoin sinistre de cette pollution qui n’émeut plus personne.

Le regard agressé et le cœur révulsé
Sur le versant de la falaise, des centaines de sacs d’ordures, des gravats, des cadavres de rats, des cannettes de bière et des bouteilles en plastique s’entassent et forment une montagne de déchets. Le regard est agressé par cette vue et le cœur est révulsé par les odeurs pestilentielles qui s’en dégagent. Ce spectacle hideux, ce panorama honteux parcourt pratiquement toutes les calanques et les criques de la côte algéroise. A Aïn Bénian, les rochers appelés communément «embaligos», en bas les égouts, ce qui est assez explicite, et la crique «la Patriote», sont de véritables décharges. La nuit, au grand dam des habitants du Hai Djeroum Belkacem, des camions viennent déverser dans la mer toutes sortes de déchets, y compris des déchets hospitaliers très dangereux pour la santé de nos concitoyens. Des habitants des quartiers ont essayé de faire barrage à ces pollueurs mafieux en saisissant les services de sécurité.
Ils ont même établi une clôture qui n’a pu malheureusement protéger la mer et ses rochers de la barbarie de ces pollueurs que personne n’ose inquiéter.
Des criques et des plages qui croulent sous les déchets, on en apercevra aisément dans chaque commune côtière.
Il faut dire que les 83 plages d’Alger perdent d’un été à un autre leur charme d’antan. Le constat est amer mais ô combien vrai et incontestable car même les plus mythiques des plages d’Alger n’échappent pas aux dégradations quotidiennes. Envahies par d’épaisses couches de détritus charriés par les vagues, après avoir été, vraisemblablement déversés par des navires croisant au large de la façade maritime algérienne, de nombreuses plages d’Alger ont subi au cours de ces dernières années une pollution très avancée. D’autre part, arrivant par vagues successives, durant une bonne partie de la journée, des quantités compactes de débris de toute nature sont, sur certaines plages, à l’exemple de celles de Palm Beach, Azur plage, Horizons bleus, Miramar, Bains romains, Baïnem et d’autres encore, déversées par les estivants, nombreux en cette période caniculaire à piquer une tête dans l’eau. Pour la saison estivale de cette année, plusieurs millions d’estivants sont attendus sur les 54 plages autorisées à la baignade. Nouveauté de l’été de cette année : 6 nouvelles plages ont été ouvertes au public alors qu’elles étaient interdites à la baignade en 2008. La poudrière, Eden, Casino, Plage artificielle, Belvédère et la Vigie, abritent, depuis le début de la saison estivale, des milliers de vacanciers en quête d’évasion et de farniente. Ces plages surplombées de roseaux et de ronces et dont les rivages regorgent de cailloux permettront, un tant soit peu, de diminuer la terrible pression qui s’exerce sur d’autres plages, croient savoir les responsables de la wilaya d’Alger. Il n’en demeure pas moins que 29 plages sont encore interdites à la baignade. 15 d’entre elles sont tout bonnement polluées et présentent un grand danger pour la santé des citoyens. 6 autres plages sont classées dangereuses à cause de leurs rochers à fleur d’eau. 3 plages font l’objet de divers travaux et 5 plages souffrent de l’absence d’accès.
Par ailleurs, pour garantir la qualité de l’eau de mer, des analyses des eaux de baignade ont été effectuées au niveau de l’Institut Pasteur suite à des prélèvements réalisés par l’Agence de la protection et de la promotion du littoral (APPL) et l’établissement chargé de l’hygiène urbaine (HURBAL) ainsi que ceux acheminés par les bureaux communaux d’hygiène.
A ce propos, on nous apprend que plus de 550 échantillons, répartis en quatre campagnes, ont subi des analyses bactériologiques à ce jour par l’Institut Pasteur pour le compte de l’APPL. Celle-ci possède une banque de données relatives à la qualité bactériologique et physico-chimique des eaux de baignade de toutes les plages de la wilaya sur la période de 1999 à 2009.
Chargée d’autres missions axées autour de l’identification et du suivi des sources de pollution ainsi que la surveillance de la qualité du milieu marin côtier, l’APPL dispose d’un ingénieur par commune côtière. Aussi, chaque jour, 650 agents de cet organisme sont dépêchés sur les plages pour les nettoyer des ordures et immondices que les estivants laissent derrière leur passage. Quotidiennement, les ingénieurs de l’APPL envoient à la wilaya les bulletins de renseignements quotidiens (BRQ). Dans ces bulletins, toutes les atteintes contre l’environnement sont recensées et signalées aux autorités compétentes et aux services de sécurité.

«Nos citoyens continuent à considérer les plages comme des décharges»
«Malheureusement, nos citoyens continuent à considérer que nos plages sont des décharges. Depuis le début de la saison estivale, sur les grandes plages, nous ramassons chaque jour l’équivalent de 6 tonnes de déchets. Les citoyens doivent absolument apprendre à laisser la plage propre», explique à ce sujet Mme Boukassem, sous-directrice à l’APPL. Toutefois, selon notre interlocutrice, «il y a de moins en moins de dégradations dans les plages» et «le littoral algérois va beaucoup mieux». Pour étayer ses propos, Mme Boukassem argumente. «En 1999, il n’y avait que 30 plages autorisées à la baignade. En 2009, nous en sommes à 54. Pour ce faire, nous avons fourni beaucoup d’efforts en travaillant en étroite collaboration avec les services de l’hydraulique et la direction des travaux publics. Nous avons lutté contre les rejets des eaux usées sur les plages. Nous avons récupéré plusieurs plages grâce à cela», poursuit-elle en nous signalant que le problème des rejets d’eaux usées individuelles est le plus menaçant pour la propreté de nos plages. «Des millionnaires construisent des villas de luxe et ne dépensent aucun centime pour se brancher au réseau d’assainissement de leur quartier. Nous interceptons ces rejets et nous signalons à chaque fois aux collectivités locales ces contrevenants qui polluent sauvagement les plages», souligne encore Mme Boukassem. Concernant les rejets d’eaux usées collectives dans la mer, la sous-directrice de l’APPL table sur la multiplication des stations d’épuration d’eau, au nombre de trois seulement pour le moment, dans la capitale pour arriver enfin à leur éradication. De nouvelles stations de relevage seront également réceptionnées prochainement pour récupérer les eaux usées des communes. «On peut épurer toutes les plages d’Alger. Ce n’est pas une utopie. On peut vraiment le réaliser. On est déjà en marche pour atteindre cet objectif», affirme sans ambages Mme Boukassem, dont l’optimisme contraste avec une réalité peu réjouissante. Cela dit, l’éradication des eaux usées ne protège pas pour autant les plages de l’Algérois contre la pollution. Et pour cause, le fait est avéré, la
surexploitation des plages et le rush important des estivants renforcent la mauvaise qualité bactériologique des eaux de la mer. «La qualité de l’eau de mer se détériore dans les plages prises d’assaut par un nombre important d’estivants. Il faut absolument trouver une solution à cette surexploitation. Pour cela, il y a des plages à l’est d’Alger qui sont peu fréquentées contrairement aux plages de l’Ouest. Et pourtant, leur qualité d’eau est meilleure et elles sont plus grandes. Nous conseillons donc aux estivants de s’orienter vers ces plages», argue notre interlocutrice en citant le cas de Deca plage, Kaddous et d’autres encore. La multiplication des piscines communales et le renforcement des moyens de transport en direction des plages de l’est d’Alger seront d’un grand renfort, juge Mme Boukassem, pour venir à bout de la surexploitation des plages de l’Ouest, telles que Palm Beach, Azur plage, Sidi Fredj, Zéralda, etc.

Des plages toujours exploitées !
Curage des fosses, aménagement des parkings, goudronnage de certains accès, éclairage renforcé, dotation de sanisettes et de douches, installation de cabines pour la Protection civile et la gendarmerie, en passant par la plantation d’espèces fixatrices de sable et débroussaillage, nombreuses ont été les actions menées pour assurer le bon déroulement de la saison estivale.
Mais, le fait marquant de cette année est sans conteste l’interdiction par la wilaya de toutes les concessions de plages. Ainsi, toute forme d’appropriation des espaces est interdite. Toutefois, la location de matériel de plage (parasols, chaises, transats, etc.) est autorisée à condition de respecter les règles retenues dans ce cadre, à savoir ne pas accaparer d’espaces et ne pas provoquer de gêne et de désagréments au public. Mais qu’en est-il sur le terrain ? Force est malheureusement de constater que ces directives ne sont nullement respectées. Le citoyen fait toujours face à l’intimidation de ceux qui usent parfois des moyens les plus forts et les plus dissuasifs pour s’imposer. La plage censée être un lieu public qui ne peut être en aucun cas approprié par qui que ce soit, continue à être squatté par des jeunes plagistes, lesquels imposent un prix fort pour l’accès à la plage. Une simple virée à Palm Beach nous a permis de dresser ce constat amer. Les 49 bases nautiques de Palm Beach occupent toujours, sans la moindre autorisation, la plage et proposent des parasols à 200 DA, des chaises et des tables jusqu’à 600 DA. En tout et pour tout, le pauvre citoyen est contraint de dépenser 1 000 DA pour son plaisir marin. Alors où est-elle cette gratuité des plages décrétée par la wilaya ? «C’est des mensonges. Les pouvoirs publics n’ont jamais pu nous protéger contre ces voyous. On dirait que la plage leur appartient !» s’écrie un père de famille, rencontré à Palm Beach et qui ne comprend pas pourquoi personne ne poursuit les «squatteurs des plages» pour leurs agissements mafieux. De leur côté, ces jeunes clament leur innocence et font valoir leur droit de travailler. «Nous sommes des chômeurs. Nous n’avons aucune source de revenus. L’été est pour nous la seule opportunité de gagner un peu de sous. Nous investissons de l’argent pour assurer le confort des vacanciers dans nos bases. Nous assurons la sécurité et nous nettoyons les plages. Les agents de l’APC ne font rien de cela», crient d’une seule voix des jeunes plagistes à Palm Beach. Ces derniers condamnent l’attitude et la décision de la wilaya. Chaque matin, des gendarmes viennent confisquer le matériel de ces jeunes. Aucune arrestation n’est toutefois effectuée. «C’est injuste. Ils nous harcèlent comme ça parce qu’ils veulent qu’on leur verse de la chipa», réagissent-ils. Pour le moment, aucune mesure coercitive n’est venue ébranler la volonté et le business des squatteurs des plages. Après chaque saisie, ils réinstallent des parasols neufs. A en croire leurs confessions, ils mettent un paquet de 40 millions de centimes dans une base nautique de 20 m². Auparavant, ils versaient près de 7 millions de centimes afin d’arracher l’autorisation de l’APC pour exploiter une portion de la plage le temps d’un été.
Le bénéfice, quant à lui, avoisine facilement les 15 millions. C’est ce qui explique certainement pourquoi ils ne comptent guère prendre acte de la décision du wali d’Alger. «On ne partira jamais d’ici. On ne nous arrêtera pas avec de simples décisions. La wilaya veut-elle qu’on devienne tous des voleurs et des criminels ? Nous continuerons à travailler ici jusqu’à la fin de l’été, que cela leur plaise ou non», avertissent-ils sur un ton menaçant. Décidément, l’été promet d’être chaud. Trop chaud même.

Par Abderrahmane Semmar

12/06/2009

L’autre face de la plage El Kadous

09/06/2009 >> El Watan
El Kadous, cette plage de l’est algérois aux allures rayonnantes par son sable fin et le bleu de son eau qui paraît à première vue limpide, ne semble paradoxalement pas faire l’unanimité auprès des estivants qui remettent en cause la qualité de son eau.

Les eaux du lac de Réghaïa, qui se sont frayé un chemin lors de la saison hivernale, font peser le doute sur la propreté de l’eau de cette plage pourtant autorisée à la baignade.
« Chaque jour des échantillons d’eau sont prélevés au niveau de la plage pour les analyser, les résultats confirment que l’eau n’est pas polluée », assure le P/APC de Heuraoua, dont dépend la plage. Ces prélèvements ne peuvent, affirment les habitués de la plage, nullement être représentatifs d’une situation soumise à des variations. En effet, la rencontre et le mélange de l’eau du lac, qui est pollué, et celle de la mer peuvent quelquefois fausser les analyses.

En remontant à partir de la berge l’un des nombreux sentiers qui mènent vers la Conservation de Réghaïa, on est frappé par l’existence d’un bidonville tentaculaire au niveau de la forêt, dont les baraques ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement, les indus occupants déversent ainsi leurs eaux usées carrément dans le lac. Bien qu’une station d’épuration, qui relève des services de l’hydraulique, traite l’eau du lac, les déversements anarchiques se font cependant sur un versant qui se trouve éloigné de la station et les eaux usées finissent par atteindre la grève et polluent la plage. « Le cas de ce bidonville est pris en charge par l’APC de Réghaïa, ses occupants seront délocalisés », affirme le nouveau directeur de la Conservation de Réghaïa. Avec tous ces inconvénients qui passent pour être imperceptibles pour la plupart des estivants, la plage offre toutefois un espace de détente et de loisirs marqué par l’omniprésence d’agents de la Gendarmerie nationale qui assurent la sécurité des plaisanciers.

« Nous sommes rassurés de voir les gendarmes sillonner la plage », nous dira un père de famille. Et à un autre d’ajouter : « Dommage que des structures devant offrir des commodités aux estivants soient fermées ». Les vestiaires et les douches sont, malgré l’amorce de la saison estivale depuis longtemps fermés aux vacanciers. Outre ce genre de lacune qui dénote d’un laisser-aller avéré, un autre problème se pose également au niveau de cette plage. Dès que la descente qui mène à la plage est entamée, les voitures sont arrêtées par les agents de l’ECGTU, à qui il faut remettre la somme de 50 DA en guise de droit de stationnement, mais il est indiqué au verso du ticket que l’ECGTU n’assure pas le gardiennage des véhicules, mais offre uniquement un droit au stationnement. Si le gardiennage n’est pas assuré, ces 50 DA représentent de facto un droit d’entrée à la plage, ce qui est en complète contradiction avec la réglementation en vigueur quant à la gratuité des plages.

Par K. Saci

La baie d’Alger comme vous ne l’avez jamais vue

12/06/2009 >> El Watan
On passe souvent devant sans s’y arrêter. Toute la partie est d’Alger, du port à l’hôtel Hilton, va être complètement réaménagée pour devenir un centre huppé et luxueux. Dernière promenade « sauvage » sur l’une des plus belles baies du monde.

Tout le monde connaît, ceux qui entrent à Alger ou en sortent, cette petite bande littorale nue, coincée entre la mer et l’autoroute. De cette baie, plus de 2000 ans nous regardent, depuis le jour où des Phéniciens ont mis le pied ici, sur cette demi ellipse qui relie Alger à la pointe Tamentfoust, territoire du tchoutchou maleh, les goélands
qui ont donné son nom, Icosim, « l’île aux mouettes » en phénicien. C’est ici que la wilaya d’Alger engage un faramineux plan d’aménagement, qui à l’horizon 2025, doit reconfigurer toute la baie. Mais, à part sur la partie est, les travaux n’ont pas démarré et pour l’instant, d’ouest en est à partir du port, on peut, en passant par la ligne des rochers et une série de petites plages, encore se promener à pied jusqu’à l’embouchure du fleuve El Harrach, au-delà duquel votre ticket n’est plus valide. Et rencontrer des gens, passagers ou habitués des lieux.

Salée sucrée
Accès règlementé et agents de sécurité en tenue correcte, c’est l’usine de dessalement d’eau de mer. En contrebas dans les rochers, les premiers pêcheurs. Du poisson dans cette mer qui renfermerait selon une récente étude un taux de mercure 30 fois supérieur à la norme ? « Oui », répond l’un des pêcheurs. C’est en fait l’Oued El Harrach, à l’est de la baie, qui est pollué. « Avec un vent d’est, tu as tous les déchets. Mais là, c’est du gharbi, pas de problèmes. » Alger est prise sous la brume de juin et de cet emplacement remarquable, on a du mal à en deviner les détails. Première surprise, une petite plage, en contrebas d’un chantier, celui du groupe italien Astaldi. Une plage, des rochers et de l’eau, et une autre surprise, sous la forme d’une jeune femme en train d’enlever son jean pour se mettre en maillot. Plus haut, abrité par le grillage du chantier Astaldi, Amin a allumé un feu pour préparer sa grosse théière. Quelle eau ? « Non, elle ne vient pas de l’usine, elle n’est pas bonne, je préfère la ramener de la gare routière. » Amin vient du quartier de Brossette, plus haut, et descend chaque jour par la passerelle autoroutière pour faire son thé et le vendre à la gare d’El Kharrouba, plus loin, de l’autre côté de l’autoroute. « Oui, je sais qu’il va y avoir un gros projet ici, peut-être y trouverai-je un job », répond-il sans conviction. En voyant la mer toute proche et les dizaines de bateaux qui attendent en rade, on ne peut s’empêcher de penser à la harga, l’exil clandestin. Amin sourit, l’air perdu dans le large. « Mettre 10 millions dans un voyage aussi risqué ? Je préfère les jouer au poker avec l’espoir d’en gagner 10 fois plus. » L’endroit est superbe et on a du mal à croire que l’on est presque en plein centre d’Alger. « Si, si, je me baigne. » Quant à la fille qui bronze à quelques mètres plus bas, « une prostituée qui travaille dans les rochers », explique Amin d’un ton aussi neutre que la couleur de l’eau.

Le chantier du charpentier
Passée la passerelle de Brossette et le chantier Astaldi, c’est une autre configuration. Des rochers, une bande de terre nue et des petits aménagements, bancs de pierre et escaliers taillés rapidement. Là, des promeneurs, des méditants et des curieux traînent, chacun de son côté, en évitant les collisions. C’est ici que le cargo Béchar s’était échoué en 2004. Il n’y a plus aucune trace du bateau mais entre les rochers, c’est une vieille prostituée qui y a échoué. Ridée comme la mer, elle travaille ici et Amin, qui connaît bien la faune du coin, s’en était étonné : « Si, si, elle a des clients, à 200 DA », ajoutant en riant, « et en plus, elle exige le port du préservatif. » Un bruit dans le ciel. L’hélicoptère de la DGSN passe en longeant la baie, pour des rondes à cadence rapide. La vieille se cache dans les rochers puis ressort quelques minutes après. Ici, le projet du cabinet français d’architecture Charpentier doit être érigé et rayer de la carte toutes ces travailleuses et leurs clients, mais aussi la petite plage des Sablettes un peu plus loin, réduite aujourd’hui à une petite crique jouxtant la centrale à béton de Cosider. Pendant que quelques enfants nagent, un vieux pêcheur raccommode son filet. Un véritable petit village de pêcheurs, en pleine baie. Trois baraques et des barques. Il est 17 heures, Farid et son ami sont prêts à sortir en mer. « Construire ici ? » Ils n’y croient pas, bien qu’ils soient au courant. Farid, qui vient de Bachdjarah, est pêcheur de père en fils et il vient ici depuis plus de dix ans. Il montre la bande au-dessus de la plage. « Il y a des tuyaux de gaz qui passent, inconstructible. » Farid explique qu’il vaut mieux rester ici, entre gens du coin. Et ne pas aller vers l’est, vers les rochers, où une tout autre faune traîne. « Les passagers de la gare d’El Kharrouba vont là-bas respirer l’air marin en attendant leur car », explique-t-il. « Ils se font parfois détrousser. »

Les oliviers de Dahli
Après la centrale à béton de Cosider, c’est l’oued El Harrach, fin de la promenade. Impossible de l’enjamber et de toutes façons, c’est là que débute le projet « Alger Médina » du groupe Dahli, qui est déjà bien parti, en avance sur les autres projets de la baie. Le centre commercial devait ouvrir ses portes en 2008 et les travaux de réalisation d’un ensemble immobilier, tours de bureaux et appartements de standing, devraient être achevés en 2009, selon le président de Dahli, Abdelouahab Rahim. 2000 oliviers centenaires ont déjà été importés d’Espagne pour encadrer la zone de loisirs, qui comprendra espaces culturels, et un large boulevard piétonnier en bord de mer pour les promeneurs, du moins en théorie. Un architecte, bien au fait des projets, des masses d’argent injectées et des coups tordus qui s’opèrent autour de cet immense marché, plaisante : « Du haut de cette baie, 3 milliards de dollars vous contemplent ». Allusion au minaret de 214 mètres qui surplombera la baie, touche mégalo de l’une des plus hautes mosquées du monde. La baie d’Alger n’a plus qu’à bien se tenir.

Comment s’y rendre ?

Pour aller se promener le long de la baie d’Alger, quatre solutions. La première, en venant de Dar El Beïda, prendre la bretelle de Hussein Dey et entrer par une petite piste à droite, vers la centrale à béton de Cosider. Puis la dépasser en prenant une piste vers la gauche, en contrebas, pour atterrir directement sur la plage des Sablettes. Autre solution, stationner à Hussein Dey (près de Lafarge) et emprunter à pied la passerelle autoroutière qui descend vers la mer, direction Alger. Troisième solution, stationner sur le parking de l’usine de dessalement d’eau de mer en feignant d’y avoir quelque chose à faire, puis continuer à pied vers l’est en passant derrière le chantier Astaldi. Enfin, la solution pour cascadeurs, stationner directement dans la gare routière d’El Kharrouba (50 dinars) et traverser l’autoroute en courant. Attention, tout est dans l’attente d’un vide relatif et la rapidité de l’exécution
Par Chawki Amari

15/04/2009

Les plages envahies par les bidonvilles

15/04/2009 >> El Watan

A Coco Plage dans la commune de Bordj El Kiffan, un bidonville s’apparentant aisément aux favelas brésiliennes s’est érigé au fil du temps, non pas comme le voudrait l’entendement sur un quelconque terrain vague mais à même la plage. Cette berge du littoral est algérois était dans un passé récent très fréquentée par les estivants en quête de villégiature. Aujourd’hui, l’endroit offre un paysage désolant.
La plage a été entièrement squattée par des indus occupants venus de différentes localités de la banlieue algéroise, mais aussi de l’intérieur du pays.Ce bidonville, aux proportions démesurées, prend naissance à partir de l’embouchure de oued El Hamiz, pour s’étirer jusqu’à l’entrée principale de la plage qui servait naguère d’aire de stationnement pour les véhicules des plaisanciers. Toute la surface de la plage se trouve en somme occupée par ces mansardes, ne laissant cependant apparaître du rivage qu’un espace réduit, laissé après le retrait des vagues qui viennent se briser sur les murs en parpaings de ces habitations de fortune : « C’est un véritable crime contre la nature », nous lance un natif de l’ex-Cap Matifou.-articleLe long de cette grève où le sable était si fin, il y avait également un endroit où les barques des petits pêcheurs de la région venaient s’accoster. Ils ont dû se résigner définitivement à quitter le lieu, tant ils ont été acculés dans leurs derniers retranchements par ces squatters d’un genre nouveau ; des terres agricoles qui ont été, des années durant, livrées aux actes de pillage et de dépravation. La gestion des affaires de la municipalité passe à un mode de gestion nouveau, mais aussi hasardeux, basé cependant sur le « laisser-faire ». « Il n’y aurait rien eu de tout cela si les premiers responsables de la commune avaient conscience du danger que représente un tel site de baraquements sur l’environnement », nous dira un autre habitant de Coco Plage. Dans d’autres endroits du rivage, ce sont des parcelles de terrain gagnées au détriment du sable qui ont été envahies par les habitations illicites.
« Ces espaces ont été créés à la suite de l’amoncellement de débris de tous genres après le séisme de mai 2003 », assure notre interlocuteur. Nos maintes tentatives de contacter les responsables de la commune de Bordj El Bahri, pour des explications éventuelles sur le cas de ces bidonvilles, sont restées vaines et sans suite. La dernière explication, qui nous a été donnée par le P/APC, relève du fatalisme dans son expression la plus élémentaire. « Le problème est entre les mains de la wilaya », nous a confié alors le P/APC. Quant à la responsabilité des responsables locaux concernant cette situation chaotique, elle semble avérée à partir à partir du moment où ces derniers ont fermé l’œil et ont laissé le phénomène prendre de l’ampleur. Cette partie du littoral était jadis rayonnante par ses atouts touristiques, non seulement elle ne l’est plus présentement, mais elle pose également un véritable problème écologique, du fait des déversements anarchiques qui s’effectuent et par ces indus occupants et par la pollution drainée par oued El Hamiz.
Le littoral, qui reste un attribut commun à toute la société, doit être sauvegardé pour les générations futures, il n’appartient de ce fait à personne d’en altérer la vocation première. Les responsables, qui avaient à charge la sauvegarde de ce patrimoine qui est maintenant irrécupérable, devront rendre des comptes devant la conscience collective.
Par K. Saci

24/02/2009

Des baraques sur la plage

04/02/09 >> El Watan
Bordj El Bahri, anciennement Cap Matifou n’est plus ce qu’elle était. En somme, rien n’est plus dur que d’en parler, tant le préjudice subi par cette localité du littoral est-algérois est grand et semble irréparable.Ceux qui ont connu jadis « El Bounta », comme aiment tant à l’appeler les anciens, savent mesurer l’ampleur des dégâts occasionnés par une politique qui a érigé le bradage, la prédation et le pillage en mode de gestion
Bordj El Bahri ne bénéficie désormais plus de l’aura qu’elle avait dans les années soixante-dix, où l’agriculture et le tourisme étaient alors les principaux créneaux d’activité dans la localité. C’est ainsi qu’une extension immodérée et effrénée du tissu urbain a complètement dénaturé la vocation première de la commune. Cela s’est fait « sous l’autorité et l’impulsion d’un certain nombre de responsables malhonnêtes », nous assure-t-on. Sous le prétexte trompeur de l’infertilité des terres agricoles, les responsables ont procédé à la dilapidation de ces dernières.

Depuis les années quatre-vingt-dix, la commune est victime de la cupidité de ses élus. Les premiers habitants de la localité ont ramené de la terre agricole par train de la région de Mostaganem pour l’étaler sur toutes les surfaces jugées inconstructibles et en faire un paradis constitué de vergers et de jardins potagers. Aujourd’hui, le béton a fait des ravages à Bordj El Bahri. Les autorités locales attribuaient des lots de terrains après une transmutation magique de ces derniers qui passaient invraisemblablement de terre agricole à assiette foncière, « il n y a pas un centimétre de terre qui ait échappé au bradage », soutient un ancien habitant de Bordj El Bahri. Tandis que le tissu urbain s’élargissait, les beaux quartiers de la petite ville, au style architectural si particulier, disparaissaient. Avec la complaisance des autorités locales qui ont laissé faire, des bidonvilles ont envahi les moindres recoins de la commune.

Des sites de baraquements ont vu ainsi le jour, même sur les plages, censées être l’objet d’une protection draconienne. Il en est de même non loin du site des chalets, aux Ondines et derrière le nouveau centre culturel. La vie sociale et le quotidien des habitants de Bordj El Bahri ne sont guère enviables, car les inégalités sociales sont frappantes. Les classes les plus démunies côtoient les nouveaux riches. Il est certain qu’à Bordj El Bahri, le climat d’injustice et d’inégalité qui y prévaut alimente une tension vive entre les autorités locales et la population qui a souvent recours, ces dernières années, aux démonstrations de rue pour faire entendre sa voix.
Par Saci Kheireddine

Les ruines de Tamentfoust toujours pas protégées

04/02/09 >> El Watan
Tamentfoust (ex-La Pérouse), ou l’antique Rusguniae, qui fut naguère la sœur jumelle d’Icosium, ne bénéficie plus, sous nos latitudes, de l’aura qu’elle avait, ne serait-ce que dans les années soixante, où ses sites historiques faisaient l’objet d’une attention particulière. Aujourd’hui, la dégradation de ces vestiges a atteint des proportions alarmantes, faute d’une prise en charge effective devant hisser toute la région au rang de pôle touristique. Toutefois,selon des responsables de l’Office nationale de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés, une opération d’envergure visant à réhabiliter et à protéger les sites historiques de Tamentfoust était prévue pour être lancée au début de la saison estivale. Celle-ci consistait, selon les mêmes responsables, à nettoyer en premier lieu tous les sites archéologiques se trouvant à Tamentfoust, et puis procéder à la construction d’une clôture au niveau du site archéologique qui se trouve à l’entrée de la ville afin de le protéger définitivement contre les actes de pillage. A cela s’ajoutera l’installation d’une signalisation appropriée qui indiquera l’histoire de ces ruines pour les visiteurs. Ce programme n’a malheureusement pas été mis en œuvre, laissant ainsi, libre cours aux pilleurs de tout acabit s’adonnant à leur besogne, en l’absence d’une protection efficace.

En somme, le volet ayant trait à la sauvegarde des sites historiques de Tamentfoust a été depuis longtemps mis de côté par les responsables du secteur de la culture. Hormis la réhabilitation de l’ancien fort turc, aucune autre prise en charge pour le reste des vestiges archéologiques n’est à signaler. Les dernières fouilles qui avaient été entreprises au niveau de la localité, par une équipe de chercheurs français durant les années soixante, ont mis à jour entre autres, une basilique chrétienne datant de la fin du IIIe siècle avant JC, depuis aucune fouille ou du moins de sauvegarde n’a été entreprise.

Cette situation est cependant le résultat d’un laisser-aller évident, elle devrait, en principe, interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité de reprendre les choses en main, afin de sauver ce qui reste encore à sauver, notamment, des thermes, des maisons et des lieux de culte qui remontent à l’époque phénicienne et romaine. S’ajoute à cela, l’avancée fulgurante du béton qui s’est faite au détriment des ruines, qui, en théorie et selon la réglementation en vigueur, devraient être protégées par un périmètre de sécurité non constructible qui est de l’ordre de 200 mètres. Le constat au niveau de la localité révèle, en fait, une situation tout autre, car les sites archéologiques sont pratiquement tous ceinturés par les nouvelles constructions, qui enlaidissent tout l’environnement.

Par K. Saci

26/01/2009

Bordj El Bahri: L’engouement des jeunes pour la pétanque

03/01/2009 >> El Watan
Aimable loisir pour les uns, sport de compétition pour les autres, la pétanque connaît un engouement sans pareil sur la côte est- algéroise, particulièrement à Bordj El Bahri. Après avoir connu un recul palpable, ce jeu semble reprendre du poil de la bête ; il s’en est fallu de peu en fait pour qu’il ne soit enfoui à tout jamais dans la nostalgie de cette petite ville du littoral, avec pour unique témoin de son âge d’or quelques trophées exhibés dans les devantures de magasins ou dans les cafés de l’ex- Cap Matifou. A Bordj El Bahri, les jeunes gens, à l’instar de leurs aînés, s’adonnent aux plaisirs de la pétanque, tantôt au boulodrome du stade municipal, tantôt au stade de proximité du quartier La Brise Marine ou encore sur n’importe quel autre terrain vague de la commune, étant donné que le jeu ne nécessite pas de grands moyens.

Cet engouement de la population locale pour la pétanque s’explique cependant par son histoire tout à fait singulière dans la pratique de ce sport. La localité s’est distinguée tout au long de son histoire sportive par ses champions de haut niveau qui ont marqué toutes les générations confondues. Jadis, c’étaient les Maltais et les Espagnols qui peuplaient alors la ville et fournissaient l’essentiel du contingent des boulistes. Après leur départ, la tradition a survécu. « Nous avons hérité de la passion de la pétanque de nos parents », dira aâmi Abdel Kader, un natif de la localité et d’ajouter : « Nous avons réussi à notre tour à transmettre cette passion à nos enfants qui, j’espère, vont faire de même pour les leurs. » Ce sport à Bordj El Bahri est une véritable institution locale, tout le monde l’a un jour ou l’autre pratiqué. La commune a cependant offert pour l’Algérie trois champions du monde, il s’agit de Gourab Boualem et des défunts Sinia Ahmed, A. Ferrah et des vice-champions du monde, M. Kerdjou, Sinia Karim, M. Belaïd, Sentouri Yacine et Triaki Yazid, champion du monde dans la catégorie cadets.

Par K. Saci

Les chalets des Ondines à Bordj El Bahri: Les habitants réclament leur relogement

26/01/2009 >> El Watan
Au quartier les Ondines dans la commune de Bordj El Bahri, un site de près d’un millier de chalets se trouve complètement à l’abandon. Il semble totalement négligé par les pouvoirs publics qui, à la longue, ont fini par ne plus faire attention aux revendications des occupants de ces chalets qui ont souvent recouru aux démonstrations de rue et autres moyens de contestation pour se faire entendre.
Ne suscitant plus un quelconque intérêt auprès des autorités qui ont à charge la gestion de ces sites, les habitants ont fini par adopter une attitude plus virulente à l’égard des responsables en menant des actions de contestation qui, paradoxalement, n’aboutissent à rien. La semaine dernière, lassés, comme à l’accoutumée, de ne pas faire l’objet d’attention de la part des responsables locaux, les habitants de ces chalets ont eu recours au blocage de l’artère principale qui mène d’Alger-Plage à Tamentfoust (la Pérouse). Cette action, à l’instar d’autres entreprises par le passé, n’a pas eu les résultats espérés, puisque mis à part les services de sécurité qui se sont déplacés sur les lieux pour « maîtriser la situation », aucun responsable local n’a jugé utile d’effectuer le déplacement afin d’écouter les revendications de ces locataires. N’est-ce pas là la pire des humiliations que peuvent subir ces citoyens. C’est à cela que sont réduits ces habitants, au mépris et à l’indifférence des responsables, « aucun responsable ne veut nous recevoir pour écouter nos doléances », déplorent nombre d’entre eux. Et d’ajouter : « Nous demandons à être relogés définitivement dans des appartements décents. »

Prévu pour ne durer que dix-huit mois, le transit de ces citoyens pour ce site perdure depuis cinq années : « Les instances concernées par notre recasement définitif n’ont pas tenu leurs promesses, puisque cinq années après, on nous demande toujours de passer outre la question du relogement ». La constatation sur les lieux révèle cependant une situation des plus catastrophiques qui soient et justifie pleinement l’opération de relogement de ces citoyens dans des habitations convenables qui est une nécessité absolue et une urgence, car ces chalets sont devenus entre-temps inhabitables. Ils présentent dans leur majorité un état de vétusté très avancé. Conçus préalablement pour une durée de vie limitée, ces chalets sont aujourd’hui dans un piteux état. La plupart des chalets présentent des affaissements de leurs planchers, quant à l’étanchéité des plafonds, elle n’est plus assurée par ces toitures faites en tôle ondulée qui ont fini par se rouiller entièrement. Cette situation est à l’origine de plusieurs maladies qui ont affecté la frange la plus vulnérable, celle des enfants en bas âge. « Nos enfants souffrent de maladies respiratoires dues à l’humidité excessive et à l’inhalation des matières isolantes qui se trouvent au niveau des murs », assure un habitant. Si rien n’est entrepris pour reloger ces citoyens, ils devront encore endurer, pour la cinquième année consécutive, un hiver rigoureux dans ces mansardes aisément assimilables à des baraques de fortunes.

25/01/2009

Localités d’Alger est : Coupures d’électricité à répétition

25/01/2009 >> El Watan
Les localités de la côte est algéroise ont connu ces dernières semaines des perturbations dans la distribution de l’énergie électrique. C’est ainsi que de multiples coupures ont été enregistrées notamment à Bordj El Bahri, où plusieurs quartiers ont été privés du courant électrique pendant plusieurs jours. « Chaque jour, de 18 à 20 h, des coupures d’électricité surviennent systématiquement », nous dira un habitant de Bordj El Bahri. Cette situation qui perdure, depuis maintenant presque un mois, pénalise les habitants de ce quartier qui, au quotidien, subissent les conséquences d’une situation qui semble s’éterniser. Au quartier les Ondines, les multiples coupures d’électricité ont été à l’origine d’une démonstration de rue à laquelle ont recouru les habitants des chalets qui, faut-il le souligner, utilisent pour la plupart l’électricité pour se chauffer, en sachant que cette partie de la commune de Bordj El Bahri est connue pour être une zone marécageuse très humide, où règne un froid insupportable. inserer-ici-la-suite

21/01/2009

21/01/2009 >> El Watan
Les occupants des chalets implantés au lieudit domaine Chabou réclament une opération de relogement. D’après un résident qui a pris attache avec notre rédaction, cette réclamation est motivée par une détérioration des conditions de vie à laquelle les habitants ne peuvent plus faire face.
« Nous avons occupé nos chalets en 2004. Les représentants de l’autorité locale nous ont signifié que ce sont des logements provisoires et qu’après une durée de 18 mois, nous bénéficierons d’appartements dans des immeubles. Nous avons enduré cette situation déplorable pendant quatre années déjà et nous n’avons rien vu venir », nous affirmera-t-il. Selon lui, les chalets dans lesquels ils vivent présentent des signes de dégradation. « Le plancher et les parois sont abîmés. En hiver, nous sommes à la merci du froid. En été, nous ne pouvons pas supporter les chaleurs torrides. A l’extérieur, le manque d’éclairage public a favorisé l’insécurité. Outre cela, les écoles sont éloignées. Les mamans sont contraintes d’accompagner leurs enfants quatre fois par jour », a encore expliqué le même habitant.

Par L. B.

14/01/2009

Quahouet Chergui : Station de bus à l’abandon

14/01/09 >> El Watan
Bien qu’ayant été récemment réalisée, la nouvelle station de bus de Quahouet Chergui manque cruellement de commodités devant la hisser au rang de station principale dans la région. En effet, hormis le revêtement en bitume de la surface de la station, aucun aménagement n’a été réalisé. Il n’ y a en fait ni quais ni abribus et encore moins de vespasiennes. Ainsi, les usagers sont contraints, en ces temps de pluie, d’attendre les bus sous les averses.

Par ailleurs, aucune signalisation n’est remarquable au niveau de la station, ce qui oblige les voyageurs à se renseigner auprès des receveurs de bus sur les destinations qui, d’ailleurs, changent souvent d’emplacement. Les usagers déambulent ainsi par dizaines dans cet endroit mal éclairé et insalubre et se perdent entre les bus mal garés, cela renseigne d’emblée sur la station qui rentre dans la catégorie « des lieux à problèmes ». L’atmosphère est cependant loin d’être détendue, en somme une véritable anarchie prévaut dans cette station, d’où partent et arrivent quotidiennement une trentaine de bus et autant de taxis vers des destinations diverses, à savoir Alger, Aïn Taya et Rouiba. « Nous avons à maintes reprises sollicité les services qui ont à charge la gestion du transport en vue de réorganiser la station et de l’aménager comme il se doit, en vain », fulminent certains chauffeurs de bus. La gare routière, qui abrite également une station des taxis qui se mêlent dans un indescriptible désordre aux bus et autres clandestins, ressemble beaucoup plus à un marché qu’à une gare routière.

De l’avis des usagers, il faut que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de cette station pour la réaménager convenablement et la réorganiser de fond en comble, de manière à ce que chaque destination soit bien distincte. Quant aux taxis, il faut leur réserver un périmètre à part. « Nous avons fait l’objet de délocalisation à plusieurs reprises, sans pour autant qu’il ait une quelconque amélioration des conditions dans lesquelles nous travaillons », assure un chauffeur de taxi.

En effet, la station, qui était auparavant du côté du pont de Quahouet Chergui, a été délocalisée une première fois au niveau du marché informel pour qu’ elle atterrisse du côté du CW 149, dans le même périmètre réservé aux bus. S’ajoute à cette situation le non-respect par les transporteurs des destinations. C’est ainsi que la plupart des bus, qui desservent Aïn Taya à partir de Quahouet Chergui, rebroussent chemin en arrivant à Tamentfoust ou demandent tout simplement un supplément aux passagers qui se voient contraints de payer le double des frais du trajet.

Par K. Saci

07/01/2009

Stop Israel

Guerre à Ghaza: Pour un monde juste et une Palestine libre, Tamentfoust le blog participer au bombardement virtuel d"Israel, cliquer sur ce lien: israel , pour voir et participer!